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La surenchère - Fabrice Décamps

Nouvelle

Auteur : Fabrice Décamps

Catégorie : Nouvelles

Publié le : 05/07/2018

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Carlton Coleman a tout pour être heureux. Un merveilleux travail, une magnifique voiture, de l’argent à ne pas savoir qu’en faire.

Mais voilà, Carlton Coleman a aussi un frère jumeau. Peter Coleman. Et Carlton déteste Peter, Peter qui a passé sa jeunesse à lui voler la vedette, Peter toujours « plus » que Carlton. Et voilà que Peter trouve le moyen d’inviter Carlton à son mariage. Mariage en grande pompes avec son amour d’enfance, une jeune femme sublime et parfaite en tous points.

Mais Carlton Coleman n’a pas dit son dernier mot. Cette fois-ci, il est bien décidé à remporter tous les suffrages — parents, amis, famille —, et ce, coûte que coûte.

Format : numérique (32 pages)

ISBN 978-2-4900098-42-2 (EPUB)

ISBN 978-2-4900098-41-5 (MOBI)

ISBN 978-2-4900098-43-9 (PDF)

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Les lecteurs donnent leur avis sur "La surenchère"

Un client Amazon, le 6 juillet : "Belle découverte !"

Plongée dans le psychisme d'un personnage, un vrai plaisir de lire ces mots qui colorent l'ambiance avec humour et légèreté.

Sylvia, le 20 juillet (Amazon) : "Dans les pensées d'un être obsessionnel"

La plongée dans la psyché d’un personnage obsessionnel a été un régal. J’ai également aimé certains moments loufoques qui vous arrachent un sourire, une première approche de l’auteur qui m’a donné envie de poursuivre au travers d’autres nouvelles.

Le coin lecture d'Aniouchka, 29 novembre 2018 : "bourré d'ironie et d'intelligence"

Chacune  de ces nouvelles est un petit bijou dans son genre : caustique tout en étant intelligente et d’un humour noir qui m’a beaucoup fait rire. Et cerise sur le gâteau : l’écriture est fluide, travaillée, très agréable. Une fois commencés, les textes de Fabrice Descamps sont tout simplement impossibles à lâcher !

Litzic, le 2 décembre 2018 : "caustique, juste, pince-sans-rire, subtile"

Sa plume est caustique, elle fait grincer des dents, parce qu’elle est juste, déraisonnablement juste, et appuie légèrement là où ça fait mal. Légèrement parce que les traits ne sont pas forcés, c’est à nous de les décrypter, de les comprendre, de les assimiler.

Sa plume est bourrée d’humour, à froid, pince-sans-rire, également subtile, dissimulée derrière une carapace où l’émotion est froide, elle aussi, ressemblant à s’y méprendre à de la colère, de l’incompréhension, vaguement contestataire mais sans en dire les mots, enfin un truc là aussi dans l’air du temps.

Interview de l'auteur : Fabrice Décamps

Les Éditions Inspire : Fabrice, pourquoi choisir le format court pour écrire, qu’est-ce qui vous attire dans la nouvelle ?

Fabrice : Il y a peu de temps, à peine deux ans, que je me suis vraiment penché sur la fiction courte. J’ai d’abord œuvré pendant douze ans sur des formats romanesques. Deux d’entre eux sont encore inachevés, le troisième a vu le jour en 2014, après six mois d’un marathon des plus intenses. Passer tout ce temps avant de mettre enfin le point final à un premier roman n’a pas été chose facile. Un long test, que j’estime aujourd’hui avoir réussi. C’est donc assez logiquement que la forme courte s’est ensuite imposée à moi. D’abord parce que c’est un exercice permettant d’éprouver en un laps de temps assez court, entre cinquante et cent heures de travail, le sentiment revigorant de la chose menée à bien, rondement, efficacement, et sans pour autant avoir le sentiment d’y avoir mis toute son énergie, ses jours et ses nuits et y compris ses rêves comme c’est le cas pour l’écriture d’un roman. De par sa brièveté, la simplicité de son intrigue, orbitant, en général, autour d’un personnage principal, la nouvelle m’impose une contrainte : calmer l’ardeur de mon imagination en lui fixant des limites strictes. Ce n’est pas un frein à l’inspiration. Le soin apporté à la précision dans l’écriture n’en est que plus grand. Un début, un milieu, une fin. Un problème, un ou des obstacles, une résolution. Le schéma est élémentaire, pas de grands détours, tout doit participer à l’intrigue, pratiquement en un seul mouvement fluide, en un souffle, climax et chute. Pour un auteur, c’est une invitation à l’efficacité, à double titre, dans la narration et dans l’écriture. Une nouvelle se lisant d’une seule traite, il faut être incisif et intense, ne pas laisser le temps au lecteur de se reprendre avant le point final. Comme me le faisait remarquer un ami proche, à propos d’une nouvelle que je lui avais envoyé : « J’ai lu ça sans toucher les bords. » 

 

Les Éditions Inspire : Depuis quand écrivez-vous ?

Fabrice : J’ai le souvenir d’avoir éprouvé une certaine inclination pour l’écriture à la fin de l’école primaire, par le truchement des « textes » que nous soumettait notre instituteur, puis au collège, via les « rédactions » proposées en cours de français. À la lecture d’un sujet donné, mon esprit s’échauffait aussitôt, des images, des sentiments me venaient que je prenais plaisir à traduire au mieux à l’aide des mots. Souvent récompensé par de bonnes notes, encouragé par les remarques de certains professeurs, ce penchant naturel pour l’écriture a très vite débordé du cadre scolaire et occupé une place de plus en plus importante dans ma vie, sous différentes formes, poèmes et histoires courtes, journal intime. Pour autant, j’estime avoir fait mes débuts en tant qu’écrivain à l’âge de trente ans seulement, le plaisir éprouvé et l’imagination mise en branle ne sauraient suffire à la pratique du métier d’auteur. Devenir écrivain est un rêve qu’il faut vivre, dont il faut se saisir, sous peine d’étiolement, comme une fleur privée de soleil. C’est un rêve qu’on choisit, un rêve qui vous choisit, on ne peut pas se défiler, c’est plus fort que tout, ça vous appelle. Dès lors qu’on a posé cette décision, il n’y a plus de retour en arrière. Il n’y a qu’une seule façon de vivre ce rêve à voix haute, d’en faire une réalité tangible : se mettre au travail. 

 

Les Éditions Inspire : Nous avons été frappés par la justesse et la crédibilité de vos personnages dans chacune de vos nouvelles. Vous parvenez à leur donner chair et à les rendre tout à fait vivants à nos yeux. Comment travaillez-vous sur vos personnages ?

Fabrice : Parfois, ce sont surtout mes personnages qui me travaillent. Certains m’apparaissent spontanément, sortis de nulle part, plongés dans des situations qu’il me faut éclaircir et c’est dans cet entre-deux, dans le mouvement d’invention de l’histoire que les caractères émergent et se précisent. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’ils jouissent d’une espèce de libre arbitre, c’est tout de même moi le patron, mais parfois la justesse de certaines réactions s’impose presque d’elle-même. J’ai besoin de me les représenter physiquement, de leur donner des tics, des attitudes, des penchants ou des fantaisies qui leur sont propres, j’ai besoin d’éprouver un sentiment d’unité, de cohérence entre leurs intentions et leurs agissements. Il faut pouvoir se plonger dans leur peau, voir les choses, le monde avec un logiciel différent. L’être humain est un animal complexe. Nous sommes tous uniques, avec nos spécificités et nos principes, nos élans et nos renoncements, nos crises et nos inspirations, nos réussites et nos erreurs, nos vérités et nos zones d’ombre, mais nous sommes avant tout des êtres d’émotions et de sentiments. C’est une chose que nous avons tous en commun. Même la brute la plus épaisse possède une vie intérieure. Il faut se donner la permission d’entrer là-dedans, dans une autre tête, d’y dénicher les points d’accroche, les failles et les forces, les précipices et les envols, les cicatrices et les trésors. Je cherche donc à aller au plus près des choses, à appuyer là où ça fait mal quand c’est nécessaire, du fait que c’est parfois le moyen le plus efficace de susciter l’empathie du lecteur et son identification avec un personnage lambda.

 

Les Éditions Inspire : Les quatre nouvelles que vous proposez aux lecteurs sont toutes très différentes. Un point commun toutefois : cet humour noir que vous distillez à juste dose dans chacune de vos pages, et qui, pour deux de vos nouvelles au moins (La surenchère et Quel homme serez-vous ce soir ?), nous font goûter avec délectation à l’absurdité du monde dans lequel nous vivons.

Qu’est-ce qui vous inspire d’une manière générale ?

Fabrice : Tout est source d’inspiration. Ma propre vie, celle des autres, de mes ami(e)s, de ma famille, de mes amours. Des gens croisés dans la rue, des paroles entendues, des anecdotes qu’on a pu me raconter, des petits détails, des regards, des gestes, le passage d’un oiseau derrière ma fenêtre, le passage d’un train emplis de silhouettes dont je ne sais rien. J’ai cette curiosité, cette sensibilité sans cesse en éveil, prêt à saisir le fil, parfois ténu, de quelque chose que j’ai aperçu, entraperçu, cru deviner, quelque chose que j’ai éprouvé, que je cherche à exprimer. Mon imagination s’empare des choses, c’est une seconde nature. Elle cherche toujours la petite bête, décortique les situations, les réactions, épluche le fruit de ce dont elle est témoin pour en goûter la chair, la transformer à sa guise, ouvrir des chemins. Les films que j’ai vus, les livres que j’ai lus, la musique que j’ai écoutée, la musique que j’ai jouée (modeste guitariste) ont enrichi cet univers intérieur dans lequel j’aime à naviguer pour inventer des histoires. Le monde tel qu’il va, tel qu’il ne va pas, est aussi source d’inspiration. Écrivain, j’ai mes principes, mes combats, mes révoltes, mes écœurements, mes émerveillements, mes prises d’élan, tout peut venir alimenter la fiction. Le subconscient a son rôle aussi à jouer dans tout ça, ce qui a parfois tendance à me faire douter de l’origine même de certaines de mes idées, comme si elles m’arrivaient de l’extérieur, inventées de toutes pièces pour me surprendre de la meilleure façon qui soit.

Les Éditions Inspire : Comment écrivez-vous ? Avez-vous besoin d’un plan détaillé, connaissez-vous toute l’histoire avant de commencer l’écriture à proprement parler (et notamment la chute) ?

Fabrice : C’est très variable. Il m’arrive de me lancer avec une idée infime en tête, ne tenant qu’à une image, une impression intérieure, mais elle est toujours liée à un personnage surgissant d’un certain brouillard à l’intérieur de ma tête, une bribe de destin entraperçu ayant piqué ma curiosité, éveillé mon envie de raconter une histoire dont j’ignore encore les tenants et aboutissants. Dans ces cas-là, je n’y vois clair moi-même qu’une fois parvenue au tiers ou à la moitié de mon histoire. C’est le cas notamment de L’Accident. Parfois même, la suite, ou bien la fin, m’échappe encore pendant quelque temps et il me faut laisser mijoter, m’occuper d’un autre texte, avant d’y revenir plus tard. J’aime créer des coups de théâtre et certains me viennent spontanément dans le fil de l’écriture des premiers mots, des premières phrases ou des premières pages. Le texte prenant vie, l’histoire émerge peu à peu avec ses méandres et ses chausse-trappes. Mais il m’arrive aussi de produire un plan, parfois succinct, parfois détaillé. En résumé, il n’y a pas de recette avec l’inspiration. Chaque histoire a son propre battement, sa propre vie. Soit l’idée n’en est qu’au stade d’une graine plantée dans la pénombre, et c’est une graine qui a besoin de temps pour germer, soit l’idée se déploie soudain très vite en moi dans toute sa complexité, et me voici face à un arbre, tronc, racines et branches, se dressant en pleine lumière. 

Les Éditions Inspire : Des envies de romans ?

Fabrice : Plus que jamais. Je brûle de revivre cette expérience de bout en bout, de A à Z, du premier mot au point final. J’en ai déjà deux sous le coude. J’ai passé dix ans sur le premier, comme on va à l’école des écrivains, apprendre tout seul le métier. Je ne sais encore quel sort réserver à ce chantier volumineux. Réécrite trois fois, l’histoire n’en est qu’au tiers de son développement sur le papier. Le mieux serait d’astreindre mon clone à ce seul projet, qui lui réclamerait toute son énergie et son temps au cours des trois ou quatre prochaines années. Il n’est pas impossible que j’envisage de découper ce mastodonte en plusieurs romans plus courts, ce qui ne se fera pourtant pas sans douleur. J’ai également un autre roman entamé au tiers et laissé en jachère depuis 2015. Comme je l’expliquais plus haut, écrire un roman vous réclame tout entier, on s’engage sans être précisément en mesure d’estimer le temps de la traversée avant d’arriver à bon port.

Si mon expérience plus récente dans le domaine de la nouvelle a su bénéficier d’une part de la maturité que j’avais acquise depuis 2003, elle m’a également apporté, par un juste retour des choses, d’autres enseignements qu’il m’était nécessaire d’acquérir avant d’envisager sereinement l’écriture d’un deuxième roman, qui sera évidemment plus court que le premier, mais je ne sais rien encore, même si ce ne sont pas les idées qui me manquent. 

Les Éditions Inspire : Un dernier mot sur votre expérience d'édition chez nous ?

Fabrice : Je suis absolument enchanté, enrichi par cette expérience. Audrey s’est tout de suite montrée très enthousiaste à propos de mon travail. Son œil exercé, la pertinence de ses commentaires, la validité de ses arguments sur tel ou tel point de forme, une transition manquant d’inspiration, de fluidité, un passage à reformuler, voire parfois un paragraphe ou un épisode à rendre plus percutant, plus incisif du point de vue de l’écriture, m’ont permis d’améliorer mes nouvelles. Nous avons vraiment avancé ensemble dans la même direction et sa confiance évidente en mes qualités d’auteur a nourri ma propre confiance, m’invitant à donner le meilleur de moi-même chaque fois que ça s’avérait nécessaire. Je lui en suis infiniment reconnaissant.

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